C’est assis dans mon calme et paisible jardin,
Condamné au repos pour un temps incertain,
Que laborieusement mais certainement
Je médite à propos d’un constat accablant.
Arrivant bien plus vite que ce que l’on croit,
Un sentiment de nostalgie nous envahit.
C’est bien le regret qui de jour en jour s’accroît,
Nous n’avons ni marche arrière ni autre vie.
Songer du passé passé, vaine activité
Gare à l’oublier ; sulfureux le châtiment
Me dévorera lors de mon égarement.
Déconcerté, désespéré, désemparé,
Je comprends qu’à peu près tout et rien reste à faire ;
Notre beau passage sur terre est éphémère.
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